Psychologie positive

La psychologie positive

Le Manifeste de la Psychologie Positive a été créé lors de la 1ère réunion Akumal en janvier 1999 et a été révisé à l’occasion de la 2ème réunion Akumal en janvier 2000, par les auteurs suivants : Ken Sheldon, Barbara Fredrickson, Kevin Rathunde, Mike Csikszentmihalyi, et Jon Haidt.

La psychologie positive est l’étude scientifique du fonctionnement humain optimal. Shelly Gable et Jonathan Haidt la définissent comme « l’étude des conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement ou au fonctionnement optimal des gens, des groupes et des institutions »

Elle vise à découvrir et promouvoir les facteurs qui permettent aux individus et aux communautés de prospérer. Le mouvement de la psychologie positive concentre son attention sur les sources de la santé psychologique, et va ainsi au-delà de l’accent porté jusque-là sur la maladie et les troubles psychologiques. (Sheldon, Fredrickson, Rathunde, Csikszentmihalyi, et Haidt, 2000)

Pour atteindre ces objectifs, il faut considérer le fonctionnement optimal à plusieurs niveaux, y compris biologique, expérientiel, personnel, relationnel, institutionnel, culturel et mondial. Il est nécessaire d’étudier :

  • les relations dynamiques entre les processus à ces différents niveaux,
  • la capacité humaine à créer de l’ordre et du sens en réponse à l’adversité inévitable,
  • les moyens par lesquels « la bonne vie », dans ses nombreuses manifestations, peut émerger de ces processus.

Les applications potentielles de la psychologie positive comprennent :

  • Améliorer l’éducation des enfants en faisant une plus grande utilisation de la motivation intrinsèque, l’affect positif, et la créativité au sein des écoles
  • Améliorer la psychothérapie en développant des approches qui mettent l’accent sur ​​l’espoir, le sens et l’auto-guérison
  • Améliorer la vie de famille grâce à une meilleure compréhension de la dynamique de l’amour, la générativité, et l’engagement
  • Amélioration de la satisfaction au travail tout au long de la vie en aidant les gens à trouver une implication authentique, à multiplier leur expérience des états de flux, et apporter des contributions significatives dans leur travail
  • Amélioration des organisations et des sociétés en découvrant les conditions qui renforcent la confiance, la communication et l’altruisme entre les personnes
  • Améliorer le caractère moral de la société par une meilleure compréhension et promouvoir l’impulsion spirituelle chez les êtres humains.

 

Bibliographie :

  • Martin Seligman, « La Force de l’optimisme – Apprendre à faire confiance à la vie », Interéditions, avril 2008
  • Christophe André, « Et n’oublie pas d’être heureux – abécédaire de psychologie positive », Ed. Odile Jacob Poche, 2014